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Femme d'ici

Monde particulier

Femina 23/08/2009 | Source 


Le monde de l’urgence est un monde particulier, soumis à un stress intense

Sarah Benkhettab, directrice de Bois-Cerf CESU LausanneLa passion de l’humain
Le goût des autres a conduit Sarah Benkhettab à diriger la plus grande école d’ambulancier de Suisse.

Son CV témoigne d’un parcours impressionnant.
« C’est la curiosité, dit-elle, qui m’a menée où je suis. »
A 43 ans, 
Sarah Benkhettab a l’air d’une gamine. Peut-être parce que l’enthousiasme qui l’animait lorsqu’elle a fait ses débuts dans le monde de la santé n’a jamais cessé de faire briller ses yeux tout au long d’une carrière exemplaire.
Infirmière « attirée surtout par la dimension relationnelle », elle fait des stages en psychiatrie, puis décide de devenir assistante sociale. Nouvelles études et rebelote. Intéressée par la gestion d’équipe, elle devient responsable d’un CMS, suit une formation de coach, de gestion d’entreprise, puis enchaîne avec in post-grade en politique sociale. « C’est à Genève, où l’Hospice général m’a proposé de mettre sur pied une nouveau service, que j’ai véritablement compris la dimension politique du système de santé ».
Depuis un ans, la voici à Lausanne à la tête de
Bois-Cerf CESU, la première école d’ambulanciers de Suisse romande.
Son Style de direction ?
« Je suis quelqu’un qui délègue, J’apprécie que l’équipe fasse des propositions et qu’elle ait son mot à dire ».
Sarah Benkhettab évolue comme un poisson dans l’eau dans le monde de l’urgence, « un monde particulier, soumis à des moments de stress intense ».
Quels sont ses intérêts, en-dehors du job ?
Cette fidèle du Paléo Festival aime la musique, surtout les chansons à texte. Elle pratique la course à pied et depuis peu le yoga, qui lui procure à chaque fois «  un sentiment de béatitude ». Avide de cinéma et de lecture, elle a gardé vivace son intérêt pour la psychologie.
« J’apprécie particulièrement l’approche de Boris Cyrulnik. »


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