Pas de faute des médecins...
09.03.2009 | Source
Mort d'une fillette hospitalisée à Aarau
L'obligation d'agir avec soin et diligence n'a pas été violée lors de la mort d'une fillette de 4 ans en décembre 2008 à l'hôpital d'Aarau, selon le rapport de médecine légale. Le diagnostic s'est révélé incorrect, mais les médecins l'ont examinée conformément aux règles.
Les parents de l'enfant estiment que le rapport d'enquête est «incomplet» et qu'il ne répond pas à des questions «essentielles». Ils estiment qu'une enquête pénale aurait dû être ouverte immédiatement.
Comme l'enfant avait une fièvre de 38,6 degrés, il lui a été administré un médicament pour faire baisser la température. Renvoyée à la maison, l'enfant a succombé treize heures plus tard à un empoisonnement du sang.
L'accident cardio-vasculaire à l'origine du décès a été provoqué par une infection aux streptocoques A, des bactéries qui se trouvent souvent dans les muqueuses.
Qu’est-ce qu’une erreur médicale ?
Tout acte médical comporte des risques. Ces «aléas thérapeutiques » peuvent survenir même lorsque le médecin a parfaitement respecté les règles de l’art. Un dommage subi suite à un traitement n’implique donc pas automatiquement une responsabilité du professionnel de la santé.
Pour que la responsabilité du médecin soit engagée et qu’on puisse parler d’erreur médicale, le patient doit prouver un manquement fautif de diligence de la part du médecin en rapport avec le dommage. Il peut s’agir, par exemple, d’une malfaçon de l’acte en cause, du non-respect des règles de l’art de la médecine ou d’un manque de suivi suite à un acte médical.
L’erreur médicale peut être causée par un médecin ou par ses auxiliaires, c’est-à-dire ses assistants, employés, etc. abe