Explosion d'une bonbonne d'oxygène médical à l'hôpital de Creil:
un patient décède
Le Mardi 21 octobre 2008 à 16h55 | Source
Ils venaient d'être appelés pour réanimer le patient.
La bonbonne aurait explosé et « le feu est parti en torchère » au moment de son ouverture par un médecin-anesthésiste et un infirmier, brûlés au deuxième degré.
Un patient de l'hôpital Laennec de Creil (Oise) est mort des suites de ses blessures après avoir été grièvement brûlé hier par l'explosion, pour une raison inconnue, d'une bonbonne d'oxygène dans le service de neurologie, a-t-on appris auprès de la direction de l'hôpital.
Le patient âgé de 75 ans, brûlé au troisième degré, est décédé dans le courant de la soirée, après avoir été admis « dans un état critique » au service de réanimation de l'hôpital, où un médecin-anesthésiste, âgé de 57 ans, et un infirmier, dont l'âge n'a pas été précisé, ont été brûlés au deuxième degré, selon la même source. Le médecin et l'infirmier ont été transférés à l'hôpital Cochin à Paris.
Un visiteur et un autre patient ont également été légèrement blessés lors de l'accident dont l'origine était encore indéterminée.
La bonbonne aurait explosé et « le feu est parti en torchère » au moment de son ouverture par le médecin-anesthésiste et l'infirmier qui venaient d'être appelés pour réanimer le patient, selon un soignant.
Une alerte nationale a été lancée dans tous les hôpitaux pour avertir du danger potentiel de ce type de bonbonne, a indiqué une source médicale.
Le service de neurologie, fermé jusqu'à nouvel ordre, a été entièrement évacué. Dix-huit malades ont été transférés dans d'autres services de l'établissement.
Le parquet de Senlis a ouvert une enquête qui doit donner lieu aujourd’hui à des expertises pour déterminer les raisons de l'accident.
Une cellule de crise a été mise en place dans l'hôpital où un psychologue s'est entretenu avec les personnels de neurologie.
Il y a 450 000 bouteilles d’oxygène en France, dans les hôpitaux et chez les particuliers.
Une fois vide, une bouteille est renvoyée chez son fabriquant pour être à nouveau remplie.
Depuis 2003, 10 « coups de feu » de moindre gravité ont été signalés à l’Afssaps avec des bouteilles d’oxygène munies d’un robinet manodétendeur intégré. Ces incidents restent très rares compte tenu du nombre de bouteilles en service et des millions de manipulations effectuées.
Ce retour de flammes peut avoir plusieurs origines, que l’enquête de police ouverte mardi soir par le Parquet de Senlis va devoir déterminer. La combustion de l’oxygène peut être due soit à un défaut de fabrication du détenteur, chargé de calculer la pression à l’intérieur de la bouteille, soit à sa manipulation trop brutale, soit à la présence de combustibles (poussières, matières grasses ou organiques), qui peuvent s’immiscer dans la bouteille lors de son remplissage.
De son côté, l’Afssaps a diligenté une enquête administrative et rappelle les consignes d’utilisation de ces bouteilles : ne pas les ouvrir brutalement, et vérifier l’absence de toute matière grasse.

Définition de l'explosion
Une explosion est la transformation rapide d’une matière en une autre matière ayant un volume plus grand, généralement sous forme de gaz.
Plus cette transformation s’effectue rapidement, plus la matière résultante se trouve en surpression ; en se détendant jusqu’à l’équilibre avec la pression atmosphérique, elle crée un souffle déflagrant ou détonant, selon sa vitesse.